28/03/2008

CONAN - Drôle de sacrifice pour Gullah

Drôle de sacrifice pour Gullah


Lors d'un raid de pillage en pays picte la bande de soudars
de Horsa le Vanir fut prise en embuscade par des forestiers, un véritable massacre, tous furent massacrés sauf lui.
Seul face à 10 guerriers il tint tête, se battant avec la férocité d'un ours acculé... il fallut l'intervention du sorcier local pour l'endormir par magie...
Impressionnés les sauvages décidèrent non pas de le tuer mais de l'offrir en sacrifice à leur dieux maléfiques.

Dans les cages des pictes croupissaient déjà quelques prisonniers, des Aquilloniens surtout, le seul qui parlait la langue gutturale d’Horsa était un Hyrkanien nommé Yonten, sans doute un mercenaire engagé par le roi d’Aquillonie pour aider à la défense de ses frontières le long de la rivière du Tonnerre. La plupart étaient plus morts que vifs et attendaient leur sort terrible sans espoir depuis déjà plusieurs semaines.

Alors vint le jour des célébrations à Gullah, le Dieu gorille des Pictes, tous allaient être sacrifiés à la pleine lune après maintes et maintes tortures.

La boucherie commença, les un après les autres les condamnés répandaient sang et tripes sur l'autel de Gullah. Un des Aquilloniens, fiers jusqu'au bout endura les sévices pendant des heures pas un cri ne s'échappa de sa bouche, pas même quand ses yeux arrachés furent jetés en pâture à la foule des sauvages amassés autour de la cérémonie, se battant comme des forcenés ce met ayant apparemment pour eux une signification rituelle particulière.

Les Pictes semblaient tous dans un état proche de la folie, comme s’ils avaient tous basculé dans une transe collective animée par le sorcier et ses acolytes : à chaque doigt coupé, à chaque entaille dans les chairs des condamnés leurs cris devenaient de plus en plus forts, de plus en plus en plus frénétiques, de plus en plus horribles de plus en plus démoniaques. Finalement le couperet de silex du chamane mit fin au calvaire de l’Hyborien.

Vint alors le tour de Horsa, il ne restait alors de vivant que lui et l’Hyrkanien.
Un picte borgne arborant une immense balafre en plein milieux du visage s’approcha de la cage du Vanir et lui crachant une injure dans sa langue affreuse ouvrit sa geôle, c’était à lui qu’il devait cette marque et bientôt il se délecterait de voir le Nordheimir répandre son sang pour la gloire du Dieu singe.
Ayant broyé la mâchoire du défiguré d’un puissant coup de poing, personne n’osa malgré la frénésie ambiante pousser Horsa vers l’autel et c’est en chantant une de ces contines barbares du nord qu’il avança d’un pas décidé vers son supplice. La voix rauque du géant roux couvrit bien vite les hurlement bestiaux des pictes, il remarqua que non loin de l’autel étaient entreposé tout l’équipement des sacrifiés dont sa bon vieux et lourd glaive de fer qui lui avait sauvé la vie et avant lui celle de Hrolf son père, il avait toujours voulu respecter les coutumes de son peuple et mourir en le brandissant, emportant avec lui le plus d’ennemis possible dans un carnage épique, pour que ses ancêtres soient fiers de lui et l’accueillent au banquet de Walhalla avec les honneurs du guerrier tombé vaillamment, non comme un porc saigné a blanc ! Il s’allongea de lui-même sur la stèle poisseuse dont la roche elle-même avait pris la couleur carmin, combien d’hommes et de femmes avaient poussé leur dernier cri sur cette pierre ? Des milliers songea t-il.

« Voit comme meurent les Vanirs Picte ! »

Le chaman s’approcha de lui agitant un coutelas en os au dessus de son torse, invectivant la foule par des imprécations à son dieu animal, alors dans un effort quasi surhumain Horsa réussi à briser ses liens, d'un mouvement plus vif que celui d’un fauve il agrippa la gorge du chaman, lui broya le larynx et jeta son corps sans vie sur les guerriers pictes qui déjà se ruaient sur lui. Telle la panthère il sauta vers son épée entamant sa danse sanglante.

"Ce soir Dieu singe tu as eu ton lot d'offrandes ! Sacrifions donc un peu à Ymir !"

Rien ne semblait pouvoir arrêter le Vanir à son tour possédé par la rage qui caractérise les siens dès que leurs lames goutent le sang d’un ennemi : un, deux, trois, dix …vingt trépassèrent débités sous ce déluge d’acier, les autres prirent peur et s’enfuirent.

Tout autour de lui les cadavres s’étaient entassés en une montagne de chaires sanglante.
La voix implorante de l’Hyrkanien acheva de le sortir de sa furie sanguinaire…

« Guerrier ! Guerrier ! Libère moi, je connais les chemins qui nous mèneront hors de cette jungle ! Par Erlik libère moi guerrier ! »

Il secouait les barreaux de sa cage comme un fou , sa vie dépendait de la décision du barbare.
Horsa fit sauter la porte de la cage d’un coup de pommeau.

« Viens Guerrier, si les quatres vents nous sourient dans cinq jours nous soignerons nos plaies en embrassant les fesses blanches des ribaudes de Velitrium ! »

« Par Ymir allons-y ! »



Un jour je vous raconterai comment il remporta une esclave magnifique à un concours de boisson et comment des fourbes tentèrent de lui subtiliser alors même qu'il combattait un puissant sorcier de Set sur les rives du Styx ... mais ceci est une autre histoire !

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